Seclin 2015: Chevauchée avec le Hallouf

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Seclin 2015: Chevauchée avec le Hallouf

Message  Jean-Michel II le Mar 27 Jan - 12:30

Il y a peu, on me mit dans les main un livre dû à la plume d’un certain abbé Vallet, Le manuscrit de Dom Berenger d’Arundel , traduit en français d’après l’édition de Dom J. Mabillon (aux Presses de l’Abbaye de la source, Paris 1842). Le livre affirmait qu’il reproduisait fidèlement un manuscrit du XIVe siècle, retrouvé à son tour dans le monastère de Catane par le grand érudit du XVIIIe siècle,  qui a tant fait pour  l’histoire de l’ordre bénédictin. La docte trouvaille (la mienne, troisième dans le temps donc) me réjouissait tandis que, par un curieux hasard (je sais aujourd'hui qu'il n'en est rien), je me trouvais sur la route de Saint-Germain-Le-Gaillard pour participer à la veillée-concert de la fête annuelle du Cochon.


En un climat mental de grande excitation je lisais, fasciné, la terrible histoire de Berenger d’Arundel, et elle m’absorba tant que je me lançai dans sa traduction sur ces grands cahiers de la Papeterie Joseph Gibert où il est si agréable d’écrire avec une plume douce.
Après la nuit tragique qui acheva la veillée-concert et me vit échouer une nouvelle fois au concours du Cri du cochon de Saint-Germain-Le Gaillard, j’égarai le manuscrit. Il ne me restait qu’une série de cahiers écrits de ma propre main, et un grand vide au cœur.


Aujourd’hui, comme je les relis, je suis plein de doutes. Sur ma traduction et sur le récit. Je ne sais vraiment pas pourquoi je me suis décidé à prendre mon courage à deux mains pour présenter comme s’il était authentique le manuscrit de Berenger. Disons une façon de me libérer de nombreuses et anciennes obsessions. Et le besoin impérieux de faire connaître un récit qui va bouleverser l’histoire des croisades et de la fondation du royaume franc de Jérusalem.
Et comme se conclut le récit de Berenger : In omnibus requiem quaesivi, et nusquam inveni nisi in angulo cum libro. Et tunc, quod suus eam!
Je te livre donc, ami lecteur, le manuscrit de Dom Berenger d’Arundel sur la véritable histoire de la première première croisade latine: Chevauchée avec le Hallouf - La Vipère Noire sur la route de Jérusalem.



(à suivre...)
albino


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Re: Seclin 2015: Chevauchée avec le Hallouf

Message  Michel 91 le Mar 27 Jan - 22:41

Jean-Mimi, ton hospitalier a une tronche qui oscille entre celle de Mr Bean et celle d'Eric Zemmour...la loose! Razz
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Re: Seclin 2015: Chevauchée avec le Hallouf

Message  breizhatav le Mar 27 Jan - 22:53

Michel 91 a écrit:Jean-Mimi, ton hospitalier a une tronche qui oscille entre celle de Mr Bean et celle d'Eric Zemmour...la loose! Razz
Pas mieux !!! Laughing Razz Shocked clown Twisted Evil
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Re: Seclin 2015: Chevauchée avec le Hallouf

Message  carthago92 le Mer 28 Jan - 1:02

ne manquerait-il pas la fin de la deuxième phrase latine à moins que notre fier Zemmour/Bean ne l'ai mangée Suspect

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Re: Seclin 2015: Chevauchée avec le Hallouf

Message  Jean-Michel II le Mer 28 Jan - 1:11

Michel 91 a écrit:Jean-Mimi, ton hospitalier a une tronche qui oscille entre celle de Mr Bean et celle d'Eric Zemmour...la loose! Razz
Mais justement, ce n'est pas mon seigneur: je jouais Croisé moi, pas Hospitalier !
Razz scratch affraid

Et puis, parler de loose au sujet de la Vipère Noire est une faute de goût...
lol!


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Re: Seclin 2015: Chevauchée avec le Hallouf

Message  Jean-Michel II le Mer 28 Jan - 1:15

carthago92 a écrit:ne manquerait-il pas la fin de la deuxième phrase latine à moins que notre fier Zemmour/Bean ne l'ai mangée Suspect
Au temps pour moi, c'est corrigé et je vais faire fouetter le scribe qui a oublié le point d'exclamation...
C'est à en perdre son latin !
Evil or Very Mad
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Re: Seclin 2015: Chevauchée avec le Hallouf

Message  breizhatav le Mer 28 Jan - 1:29

Ah, the black adder ... un régal ! Laughing
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Prologue: Le vieil homme et le novice

Message  Jean-Michel II le Mer 28 Jan - 10:55

Donc, pour en revenir à notre ami Bérenger d’Arundel, je passe rapidement sur le début du manuscrit et le récit de son enfance dans le West Sussex au début du XIIe siècle. Orphelin à la suite d’une épidémie de fièvre porcine qui décime son village, il est adopté par une communauté de moines bénédictins et atteint l’âge adulte paisiblement sans autre malheurs. Je renvoie ceux qui sont intéressés par une description détaillée de cette période à la série écrite par Ellis Peters sur le Frère Cadfael, qui, quelques soient les qualités de Bérenger, est bien mieux écrite et surtout dénué de ces longues digressions théologiques qui égarent le lecteur…
Sleep

Donc, disais-je, jeune adulte dévoué à son prochain, Bérenger s’embarque pour la Terre Sainte en rejoignant une flotte d’aventuriers anglais partis se mettre au service du Basileus. Après un long voyage et des périples qui lui ouvrent les yeux sur la nature du Monde, Bérenger débarque plus sauf que saint à Jaffa et de là, gagne enfin Jérusalem.
sunny

Se mettant au service du Patriarche latin, il achève son noviciat au service d’une hostellerie hiérosolymitaine. Si les fièvres et les Sarrazins l’épargnent, une vie de Saint s’ouvre de nouveau devant lui. Jusqu’au jour où un vieil homme à moitié mort et à moitié fou est livré à ses bons soins. L’homme « Sans Nom » est entouré d’un mystère : les autres frères lui prodiguent des soins particulièrement attentionnés mais se refusent à évoquer son histoire. La bonté et la curiosité de Bérenger allait de nouveau le détourner du droit chemin en lui révélant un bien terrible secret.
Suspect

Des soins attentionnés entraînent parfois des Miracles et à l’éclat de son regard, le vieil homme parait en avoir vu de nombreux. Petit à petit, bien que le terme de sa vie semble proche, son état s’améliore et la conscience lui revient. Ayant observé les bienfaits que cela procurait à son patient, Bérenger a pris l’habitude de lui faire la lecture d’ouvrage pieux empruntés à la bibliothèque du Patriarche. Jusqu’au jour où Bérenger entrepris la lecture d’un ouvrage du Patriarche Arnoul Malecorne sur l’histoire de la première croisade. L’imagination enflammée par sa lecture, Bérenger osa un vaillant « Deus lo volt ! » comme une assemblée de preux chevaliers répondait au prêche du pape Urbain II. Même si la rédaction de son manuscrit date de bien des années plus tard, le malheureux novice semble encore bouleversé par la réaction de son patient. Au défit des chevaliers, le vieil homme sort de sa léthargie morbide et se met à hurler à son tour follement  « Deus lo vult !  Deus lo vult ! », en entrecoupant ses cris de noms de seigneurs inconnus.
Mad

Terrifié, le novice se rue à l’infirmerie prendre une fiole de lait de pavot et tente d’en administrer à son patient. Entre temps, le malheureux s’est effondré sur sa couche et conchie horriblement le nom des grands seigneurs fondateurs du royaume de Jérusalem. Comme la fiole achève sa course en se fracassant contre un mur de la cellule et que Bérenger s’apprête à fondre en larmes devant ce désastre, le vieillard le saisit par le col et d’une force inattendue attire son visage terrifié tout contre le sien :
- Comme oses-tu me conter pareille foutaise ! Et apportes-moi plutôt du vin, Couillon !
Crying or Very sad

Fondant en larmes, Bérenger revient quelques instant après avec un cruchon de vin et dès la première gorgée le vieillard que ses forces abandonnent se met lui aussi à pleurer à chaudes larmes. Heureusement, ami lecteur, le cruchon est de bonne taille et nos deux protagonistes y trouvent de quoi se remettre de leurs émotions.
drunken

- Range ton livre, Petit. C’est l’œuvre du Diable. Le Royaume des Cieux ne fut pas bâti par ces ânes.
Il le fut par des Hommes d’une autre trempe, qui sont maintenant oubliés de toute la Chrétienté. Seuls les Sarrazins se rappellent encore vaguement d’eux.  Je sens mes forces m’abandonner et bientôt leur brûlant souvenir basculera définitivement dans la Nuit éternelle.

A ce moment, il n’est pas sûr que Bérenger ait compris les propos de vieillard, mais ému par la soudaineté de cet échange, il ne peut s’empêcher de répondre :
- Mais, Maître, ne vous plairait-il pas de m’en faire le récit ?
- Ce cruchon a des p’tits frères, mon gars ?
Et c’est ainsi que Bérenger devient le dépositaire d’une histoire interdite qui va bouleverser son existence.
cyclops

(à suivre...)
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Re: Seclin 2015: Chevauchée avec le Hallouf

Message  Michel 91 le Mer 28 Jan - 12:18

Eh oui, c'est bien lui Cool
http://www.dailymotion.com/video/xpj2td_black-adder-101-quand-le-chat-n-est-pas-la-vost-fr_fun
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Episode n°1: La croisée des routes

Message  Jean-Michel II le Mer 28 Jan - 12:31

Le vieil homme commence son histoire.
study

Il se souvient du temps de sa jeunesse, dans une seigneurie de Sicile. Vers l’an de grâce 1084, nouvel adoubé, il part avec quelques compagnons rendre hommage à leurs parents de Normandie à la cours du roi Guillaume qui a l’époque, durant les dernières années de son règne, guerroie contre une succession de barons rebelles.

Le principal évènement mondain de l’époque est la fête de Twrch Trwyth au manoir de Bunehou, le grand sanglier des légendes celtes. Sur la fin de sa vie, le roi Guillaume remplace son appétit de conquêtes par une voracité extrême pour la bonne chair.


Rien n'est ici inventé: pour preuve l'effigie du Twrch Trwyth grandeur nature. Pour mesurer l'échelle de la bête, l'un de mes cochons fatigue est déposé sur son groin. Plutôt impressionnant, non ?

La fête de Twrch Trwyth est une occasion unique pour tout jeune normand de s’illustrer devant toute la cour à l’occasion d’une quête épique consistant à porter l’effigie du Twrch Trwyth dans le lieu le plus incongru, pour revenir l’année suivante compter son aventure.
Cette année-là, la cours accueille la dame Eleonor de Montflélix, nièce du Comte de Blois, qui à son retour de pélérinage à Jérusalem doit épouser l’une des filles du roi. La beauté de la dame tourne toutes les têtes alors que les nouvelles de Terre Sainte continuent de se dégrader, les tourments que font subir le Turc cruel. Le cœur des chevaliers est donc tout à la fois enflammé par la dame et soulevé par le Turc, signe annonciateur de grands désastres ou de terribles prodiges.

Arrive alors la funeste et merveilleuse veillée de Twrch Trwyth. Arrive le moment où le troisième fils du roi Guillaume, Guillaume le Roux doit annoncer ses fiançailles avec dame Eleonor. A cette occasion, la coutume est que le fiancé s’acquitte de la quête, le choix de la destination revenant à l’assemblée de chevaliers. La coutume veut que le choix soit fixé par la dame, annoncé par le Roi et acclamé par le parterre de chevalier et béni par l’Evêque.

Ainsi lorsque, à la fin du banquet, Guillaume le Roux brandit le Twrch Trwyth et questionne l’assistance, le Roi, repu, s’apprête à prendre la parole, lorsqu’une voix fluette en bout de table s’exclame : « Jérusalem ! »,  le Roi, surpris, éructe : « Jérusalem ?!? », l’assemblée reprend en cœur « Jérusalem ! Jérusalem ! » et l’Evêque donne sa bénédiction.
affraid

Revenant de sa stupeur le roi questionne son échanson :
- Mais qui a dit Jérusalem ?
- Sire Edmond le Bâtard, votre altesse.
- Qui ça ?
- Votre… autre fils, votre altesse.
Suspect


L'échanson prend la pose avec le Twrch Trwyth avant de le porter à Guillaume le Roux.

Questionné, sir Edmund s’excuse d’avoir troublé l’assistance en s’emportant dans le cadre d’une discussion sur l’oncle de la dame Eleonor, mais nous autres ne sommes nullement dupes de cette humble façade : d’un coup de génie, le preux Edmund vient de prêcher la Croisade et d’engager la foi d’une armée de chevaliers !

De notoriété publique, le Roi Guillaume a toujours été irrité de la présence de ce fils illégitime et la ruse de sire Edmond n’en est que plus stupéfiante.
- Et bien, puisque ton frère devait se marier avec dame Eleonor et que son voyage à Jérusalem risque d’être fort long, tu vas devoir prendre sa place, ici…
A ces mots, le visage de sire Edmond s’empourpre d’une joie béate.
I love you

Et le Roi de continuer :
- Ici je te nomme Champion du Fiancé et t’ordonne d’aller à sa place porter le Twrch Trwyth à Jérusalem, chez le Turc cruel !

Car il existe une autre coutume : le Roi peut désigner un Champion pour remplacer le fiancé.
A ces mots, sire Edmond ne peut plus contenir son émotion et le sang déserte son visage, dans une extase profonde.
pale

- Moi, Guillaume, roi d’Angleterre, t’ordonne de partir, Edmond, mon fils bien-aimé, sous huitaine, vers la Terre Sainte. Tu prendras l’habit noir et ton blason sera une croix blanche, pour marquer à jamais cette glorieuse nuit. Que tous les braves chevaliers qui en ont le cœur t’accompagnent dans cette noble quête. A Jérusalem ! A Jérusalem ! Deus lo vult !

La voûte du manoir doit encore résonner du rire qui secoue le roi à la fin de sa harangue…
lol!
... et l’Evêque donne sa bénédiction.

Et c’est ainsi nous avons pris peu après la route de la Terre Sainte, accompagnant celui qui s’est fait appelé à partir de cette nuit, Edmond Vipère Noire.
Cool

Traversant les terres chrétiennes en plusieurs colonnes, recrutant de nouveaux compagnons à chaque étape, une longue route s’étale devant nous vers notre première destination : Constantinople, la légendaire capitale des Basileus.
alien  

(à suivre...)
albino


Quelques uns des protagonistes de notre histoire: de gauche à droite, le Frère juré Michel, main gauche de la Vipère noire, le chevalier Alexandre de la Tour, l'ambassadeur byzantin Goet, l'évêque Alexandre de Tour, guide spirituel de la Croisade (à ne pas confondre avec le chevalier précédent) et le chevalier Kurt de Flandre.


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Episode n°2 : Fidélité à Byzance

Message  Jean-Michel II le Jeu 29 Jan - 11:28

C’est un jour d’été. Un vent souffle sur la cité depuis plusieurs jours. Si chaud et si lourd qu’il est difficile de penser à rien d’autre. Une brume immobile, cotonneuse, cache le ciel et sous cet oreiller de chaleur, Jérusalem étouffe.
sunny

- Le dernier groupe de pèlerins vient de quitter l’hostellerie, annonce Bérenger au vieil homme en remplissant d’eau sa coupe.
- Pour reprendre la route de Jaffa, reposés et réapprovisionnés, poursuit-il, aidant son patient à boire. Aucun incident n’a été signalé depuis des semaines.

Les prières des frères les accompagneront durant leur marche vers le Port et leur périlleux voyage de retour. Mais pillards, pirates, maladies et tempêtes prélèveront leur tribu. Hier encore, à peine arrivé, un pèlerin mourrait victime d’un stupide accident. Si Dieu le veut. Si Dieu le veut.

La cellule du vieil homme est agréablement fraîche. Malgré les soins qu’il reçoit, ses forces déclinent inexorablement. Du moins, peut-il se préparer parmi nous à son dernier voyage, pense Bérenger.

- Maître, vous ne m’avez pas encore parlé de votre arrivée à Constantinople ? Y avez-vous rencontré le Basileus ?
- … et toute sa cour, Petit. Mais ne va pas trop vite. La route pour y entrer fut longue, harassante et périlleuse. Et il me faut d’abord te la raconter.

Nous venons de quitter les terres du roi Guillaume. Le conseil de l’armée décide, afin de nous ravitailler plus commodément, nous diviser nos troupes en plusieurs bandes et je prends la tête de l’une d’elles. Chaque jour, durant des mois, nous nous s’enfonçons à travers les terres chrétiennes de l’Est vers la frontière de l’empire Byzantin. J’encourage les miens à la bonté, à l’humilité et à s’abstenir à ravager les terres que nous traversons. Et partout, de bons chrétiens, de l’humble paysan ou roi couronné, nous accueillent de la meilleur des façons et après nous avoir ravitaillés, nous donnent congé dans une grande allégresse. A tel point que, la frontière de l’Empire approchant, nous nous trouvons fort riches et renforcés de nombreux bons compagnons.
cheers

L’Empire de Byzance a beau constituer une terre chrétienne, l’Eglise d’Orient n’en a pas moins rompu avec celle d’Occident depuis près de 30 ans et le Basileus considère nos bandes avec quelque méfiance, ne sachant pas quel type de chrétiens nous sommes. Il dépêche alors vers nous des émissaires pour nous conduire jusque sous les murs de sa capitale et recevoir moult serments de notre part.
king Suspect bom  

Mais plus proche est Constantinople, plus grande est la menace du Turc. L’Empire est aux abois et ses forces déclinantes ne suffisent plus à prévenir les raids de pillards sarrazins sur ses terres. Ceux-ci, nous prenant pour quelques riches convois décident de nous intercepter. C’est durant ces jours que les premiers sangs sont versés.
Averti de la menace par de braves indigènes, je forme ma bande en une solide colonne de marche au centre de laquelle je fais escorter l’émissaire byzantin par deux preux.


Bien m’en prend car j’aperçois une foule hostile massée devant nous. L’émissaire m’apprend qu’il reconnait la bannière du terrible Il-Ghazi d’Hôms, grand massacreur de pèlerins parmi les Turcs.


Aussitôt, des nuées de guerriers se ruent sauvagement sur mon flanc droit...


... et mon flanc gauche.


L'assaut est rude, mais nous ne sommes pas de simples pèlerins !


Les assaillants sont exterminés dans le sang.


Profitant de la confusion, l'émissaire byzantin file à la grecque, suivi de son escorte.


Au grand désespoir de nos adversaires qui voient s'échapper la promesse d'un riche butin ! Crying or Very sad


Voyant l'ennemi hésiter, je regroupe mes preux...


... et lance un assaut frontal d'une telle violence que ses troupes sont brisées et s'éparpillent dans la plaine !


Tel est pris qui croyait prendre: ses troupes en fuite, Il-Ghazi, encerclé, se rend et prend lui-aussi la route de Constantinople, sous bonne garde. Deus lo vult ! Deus lo vult !


Arrivés dans les faubourgs de Constantinople, nous sommes accueillis par l'émissaire et une foule en liesse. Présenté à la cour, j'offre mon prisonnier au Basileus. En retour, ce dernier me couvre d'or, me déclarant le meilleur de ses soutiens parmi les Normands !
cheers

A l'annonce de mes origines siciliennes, la Basileus semble un instant s'assombrir, mais pour me confirmer aussitôt comme le meilleur de ses soutiens parmi les Normands de Sicile et redoubler de générosité !
scratch Suspect Laughing

Hélas, comme les autres bandes nous rejoignent peu après, une terrible nouvelle nous parvient: notre chef naturel, Edmond Vipère Noire, est tombé dans une embuscade. Sa bande décimée et dispersée, prisonnier d'une tribu de féroces montagnards aux moeurs effroyables et l'effigie du Twrch Trwyth perdue, c'est en larmes que nous nous présentons devant le Basileus pour implorer son aide. Mille sermons d'allégeance paraissent bien peu comparés à sa bienveillante assistance: la Main de l'Empire porte loin et ses coffres sont pleins. Sire Edmond est libéré et le Twrch Trwyth réapparait miraculeusement ! Deus lo vult ! Deus lo vult !

L'allégresse est de nouveau dans tous les coeurs !


Les coeurs sont encore bien légers lors de la traversée du Bosphore et nous faisons nos adieux à nos amis Byzantins. Mais nos regards se durcissent comme ils se portent vers le Sud-Est. Là-bas s'étendent les terres des féroces Seljoukides. Et nous allons devoir traverser cet enfer pour atteindre notre prochain objectif: la cité de Dieu, Antioche.
Cool

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Re: Seclin 2015: Chevauchée avec le Hallouf

Message  hobby shop le Jeu 29 Jan - 23:35

Excellent! La suite, la suite!
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Re: Seclin 2015: Chevauchée avec le Hallouf

Message  carthago92 le Ven 30 Jan - 0:52

très très bon, vivement la suite des aventures de ces valeureux "pèlerins" lol!

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Intermède: Au coeur de l'Enfer

Message  Jean-Michel II le Ven 30 Jan - 10:26

La Lune suspendue au-dessus des collines va se coucher, mais une multitude d’étoiles fait que la nuit est assez claire. La chaleur étouffante empêche Bérenger de dormir. Incapable de rester dans sa cellule, il entame une ronde dans les couloirs déserts de l’hostellerie pour s’enquérir des malades qui ne dorment pas. Arrivé à la cellule du vieil homme, il le découvre éveillé.

- Ce soir, la nuit semble claire, Petit. Y a-t-il beaucoup d’étoiles ?
- Plus qu’il ne m’est possible d’en compter, Maître.
- Nous pourrions essayer de les compter ensemble, Petit ?

Avec l’aide d’un gros moine somnolant, Bérenger fait alors transporter le vieil homme dans les jardins dans un brancard. L’air y est agréablement frais et le regard du vieillard s’illumine en découvrant les premières étoiles scintillant dans le ciel.

- Per aspera ad astra, Petit…

Après quelques instants, le vieillard pointe sa main décharnée vers un point dans le ciel:
- Al-nasr al-taʾir, l’étoile de l’Aigle.

Devant l’air incrédule de Bérenger, il lui désigne une dizaine de noms d’étoiles avant que sa main, épuisée, ne retombe sur le bord du brancard.

- Mais d’où vous vient toute cette science, Maitre ?
- D’un ami, rencontré sur la route d’Antioche, il y a fort longtemps. Et qui, sur le moment, aurait préféré ne pas m’y rencontrer, répond le vieillard dans un sourire.

L’armée vient de passer « Le Bras Saint-Georges » avec l’aide de notre Père, le Basileus. Nous traversons la fertile région de Nicomédie et de Nicée, gagnant Dorylée, pour nous enfoncer vers les solitudes du plateau d’Anatolie, en direction de Qoniya. Des solitudes sans eau, où rien ne s’offre au regard que le désert dans toute son aridité, rien que les âpres rochers des montagnes. L’eau que nous trouvons est blanche comme de la chaux, et salée. Alors que jusqu’à présent les Seljoukides acceptaient de nous ravitailler contre la promesse de traverser leurs terres,  ils font maintenant le vide devant nous,  brûlant les récoltes et bouchant les puits. Du haut des murailles de leurs puissantes cités, des guerriers farouches aux traits aquilins regardent passer une horde de fantômes  mourants de faim et de soif dans ces solitudes dévastées.

Un matin, comme nous sommes parvenus au dernier degré de l’épuisement, un petit groupe d’hommes s’approche de notre camp : ce sont des chrétiens et ils nous indiquent une vallée où les habitants d’une cité proche ont cachés leurs troupeaux.

Et Dieu pourvut à tous nos besoins selon notre richesse, avec gloire, en Jésus-Christ. Le butin est miraculeux en bétail et en chevaux. De nombreux cavaliers sortent de la ville pour nous le contester, mais sont facilement dispersés dans l’euphorie générale.

Nos forces reconstituées, la fin de la traversée s’effectue sans autre incident : après un dernier col, la plaine Syrienne s’ouvre devant nous et nous entamons la descente vers Antioche.

Je conserve encore le souvenir ému de notre charitable sire Edmond Vipère Noir, qui durant toute la traversée, nous conjure de rebrousser chemin, au nom de Christ Sauveur, et d'abandonner cette folle expédition dont lui seul est responsable. Sa sainte générosité a renforçé tout du long notre résolution que j'avoue aujourd'hui, humblement, chancellante.
I love you

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Episode n°3: Le siège d'Antioche

Message  Jean-Michel II le Ven 30 Jan - 10:59

Le vieil homme poursuit son récit:

- Vois-tu, Petit, Antioche est une des villes les plus fortes de notre temps, si forte qu'il n'est possible de la comparer qu'à Constantinople. Les Byzantins y ont accumulé les travaux de défense; avec ses quatre cents tours et son immense enceinte appuyée au sud et à l'est au massif du mont Silpios, à l'ouest sur l'Oronte, au nord aux marais. Ils en ont fait une citadelle pratiquement imprenable. L'immensité de l'enceinte, l'escarpement du Silpios et notre faible nombre nous empêche d'établir un blocus effectif, et même d'encercler réellement la ville.

Notre conseil militaire décide, faute de mieux, de bloquer les principales portes, pour interdire le ravitaillement de la ville et la forcer à se rendre. Mais la tâche est ardue et périlleuse: notre ravitaillement est limité et les réserves de la ville importantes. De plus, la menace des Sarrazins est double: des groupes de cavaliers sortent régulièrement de l'enceinte pour fondre sur nous et nos colonnes de ravitaillement sont sans cesse attaquées par des maraudeurs qui infestent l'arrière-pays.

A tour de rôle, les seigneurs partent avec un petit contingent et des guides chrétiens locaux battre la campagne, cherchant à intercepter des convois sarrazins. C’est ainsi qu’un jour, renseigné par un indigène, j’apprends l’approche de l’un de ces convois, conduit par l’émir El-Tihein, le plus effroyable massacreur de pèlerins de toute la Syrie.


El-Tihein mène sa caravane à un train d’enfer, mais j’ai le temps de choisir le terrain de mon embuscade : sa route passe par un long défilé pour atteindre un important point d’eau. Je choisis de l’y attendre de pied ferme.

Poussée par la soif, la caravane sauvage apparait enfin à l’horizon.


Je range mes troupes en ordre de bataille pour barrer le défilé. Ils ne passeront pas !


El-Tihein lance ses éclaireurs en avant pour reconnaitre le terrain.


Mais Deus non lo vult !


Et les cadavres de ses hommes viennent rapidement jalonner la piste.


Mais l'émir en a vu d'autres et il lance ses troupes contre mon aile droite. Vers un escarpement rocheux derrière lequel l'attendent mon infanterie et une troupe de féroce montagnards enrolée par notre Père le Basileus.


Le combat est féroce et les cavaliers Sarrazins réalisent des prouesses épiques, prenant pied sur la colline !


Je lance mes archers pour affaiblir le flanc droit du convoi...


... puis mes chevaliers viennent achever l'adversaires perçant ses lignes.


L'émir est mort, succombant héroïquement à la tête de ses troupes.


Les chevaliers sont maitres du champ de bataille et massacrent tous les Sarrazins qui leur tombent sous la main.


Le convoi est à nous !


Tempérant notre enthousiasme, je n'ai que le temps de stopper une dernière charge pour permettre au dernier survivant de mon noble adversaire de se rendre.


Et c'est ainsi que la plupart des convois censés ravitailler la ville n'arrivent jamais à destination et finissent par assurer notre propre ravitaillement.
cheers

Et c'est tant mieux: la troupe d'un mystérieux cavalier noir s'acharnant de son côté à massacrer les quelques tentatives de ravitaillement que nous envoyent les chrétiens syriens, arméniens ou grecs de la région.
Suspect

Les mois s'écoulent dans l'angoisse: Ghassan, mon prisonnier, parle d'une immense armée, levée en Perse et partie lever le siège. Nous mettons à profit cet attente pour apprendre à mieux nous connaitre: il est un disciple d'Omar Khayyam, le grand astronome d'Isfahan et c'est à lui que je dois ma connaissance des étoiles.
Idea

Enfin, tout s'accélère !
Antioche affamée, l'agitation des chrétiens à l'intérieur des murs augmente et va bientôt nous offir l'opportunité de nous emparer de la ville...
Laughing

Mais l'armée de secours n'est plus qu'à quelques jours de marche: nous voilà pris en tenaille, sans possibilité de repli.
pale

Devant nous, la Victoire ou la Mort !
Question

(à suivre...)
albino


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Re: Seclin 2015: Chevauchée avec le Hallouf

Message  franckT le Mer 4 Fév - 0:46

we expect the following !
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Re: Seclin 2015: Chevauchée avec le Hallouf

Message  Jean-Michel II le Mer 4 Fév - 1:41

franckT a écrit:we expect the following !
Voilà, voilà ! ça vient ! Pas question de faire lanterner tous ces fans du Twrch Trwyth...
Mais je dois aussi avancer dans la peinture de mes arabes et de mes hiberno-nordiques. D'autant plus qu'il y a un nouvel arrivage fin février et que les chariots pour M&T sont aussi en attente.
cheers


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Re: Seclin 2015: Chevauchée avec le Hallouf

Message  Michel 91 le Mer 4 Fév - 1:48

Tiens, tu te lances dans l'auto-peinture Jean-Mimi? Wink
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Re: Seclin 2015: Chevauchée avec le Hallouf

Message  Jean-Michel II le Mer 4 Fév - 3:24

Michel 91 a écrit:Tiens, tu te lances dans l'auto-peinture Jean-Mimi? Wink
Cela fait longtemps que le second Front est ouvert: il faut savoir déléguer, mon ami.
Very Happy
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Re: Seclin 2015: Chevauchée avec le Hallouf

Message  Jean-Michel II le Mer 4 Fév - 12:12

Bon, devant l’impatience de nos quatre petits amis aux grandes oreilles, je reprends le récit de Bérenger…

Le vieil homme, submergé par les souvenirs,  s’est tu. N’osant rompre le silence, Bérenger lève les yeux au ciel pour adresser une prière au Père tout-puissant pour le repos de ceux qui sont tombés durant cette terrible bataille.

Comme il achève sa prière, une brillante traînée de lumière traverse le ciel.
La voix du vieil homme s’élève de nouveau :
- Ô Dieu, dirige-la vers lui, et frappe-le, et suffit-nous de son mal.
- Tu priais, Petit ? Eux aussi ont prié. Mais pas vers le ciel. Ils ne prient jamais vers le ciel. Et il en aurait fallu des Chihabs pour chasser tous les Chayatines qui les assiégeaient.

Le jour n’est pas encore levé, mais la trahison a condamné la cité. Sa population est en majorité syrienne et arménienne. La garnison, affaiblie, n’a plus les moyens de la contrôler.  Les gardes de plusieurs tours du côté Sud sont neutralisés par une poignée de conspirateurs. Des cordes sont lancées aux pieds des murailles. Des groupes d’hommes légèrement armés escaladent rapidement les murs. Dans la pénombre, tous se dirigent vers les portes de la ville. Aux premières lueurs de l’aube, elles s’ouvrent pour laisser passer le gros de l’armée dans un concert terrifiant de sonneries de cors. Tous les Turcs qui ne sont pas massacrés courent se réfugier dans la Citadelle. Peu y parviennent : à la même heure, la citadelle est elle-même assaillie depuis l’aube par mes hommes.

Défendue par le terrifiant Al Seifân, le plus effroyable massacreur de pèlerins au Nord de Jérusalem, la citadelle, composée de trois énormes tours reliées entre elles, est solidement occupée par une forte troupe bien nourrie, contrairement au reste de la garnison.


La tour de gauche...


... celle du centre ...


... et enfin celle de droite.


Afin d’empêcher ces troupes d’intervenir dans l’investissement de la cité, le conseil de l’armée m’a désigné pour en mener l’assaut. Après une longue marche nocturne, mes troupes se massent sur le mont Silpius, face aux trois imposantes tours de la citadelle.


Dès l’annonce de notre l’entrée dans la ville, nous nous élançons à l’assaut ! Mes hommes arrivent rapidement au pied de la tour de droite.


Mais les défenseurs ne restent pas inactifs : de petites unités équipées d’armes incendiaires se jettent sur nous, semant la confusion.


L’assaut de la première tour est terriblement meutrier !


Les défenseurs sont massacrés, mais mes chevaliers souffrent cruellement. Sur les deux unités qui montent à l’assaut, un seul de chaque unité reste debout.


Mais les abords de la tour sont nettoyés et il est temps de se ruer vers la seconde. Mes deux dernières unités de guerriers font mouvement au pas de course.


Un premier assaut est lancé…


... et repoussé.
Suivi d’un second, repoussé lui aussi. Les défenseurs opposent un véritable mur de lances.


Mais nous repartons à l’assaut. Et nous sommes de nouveau repoussés. Toutes nos attaques se succèdent sans plus de succès.


Au lever du jour, la citadelle, isolée, reste tenue par Al Seifân et ses troupes, mais le Twrch Trwyth est hissé par sire Edmund Vipère Noire sur l’autel de l’église d’Antioche et la volée de cloches annonce à tous la chute de la ville.

Heureusement pour nous, car deux jours après, l’innombrable armée perse vient mettre le siège devant la ville, nous condamnant, à notre tour, à la famine. Mais alors que toute notre armée est encore dans l’euphorie de la prise de la ville, l’armée de secours ennemie est éprouvée par sa longue marche.

En désespoir de cause, le conseil de l’armée décide d’une sortie générale. Avec à sa tête sire Edmond Vipère Noire brandissant le Twrch Trwyth, nos lignes chargent et culbutent les rangs sarrazins et c’est toute leur armée qui se débande aux cris de El Bouhallouf ! El Bouhallouf !
pig  Twisted Evil  pig

Ce jour, le butin est formidable et seule notre extrême fatigue, après toutes les épreuves traversées, nous empêche de marcher directement vers Jérusalem : nous avions besoin de refaire nos forces avant la dernière étape de notre aventure.

Alors que les premières lueurs de l'aube apparaissent, le vieil homme et le novice restent silencieux, l'un perdu dans ses souvenirs et l'autre dans ses pensées. Epuisé par la fatigue, le vieil homme ne tarde pas à s'endormir. Comme Jérusalem s'éveille, Bérenger le fait ramener dans sa cellule, avant d'aller prendre lui-même un repos mérité.
Sleep

(à suivre...)
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Re: Seclin 2015: Chevauchée avec le Hallouf

Message  carthago92 le Mer 4 Fév - 20:53

c'est toujours aussi captivant et superbes figurines Very Happy Very Happy

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Re: Seclin 2015: Chevauchée avec le Hallouf

Message  Jppbill le Mer 4 Fév - 22:26

Beau compte rendu.
Belle armée en face...

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Re: Seclin 2015: Chevauchée avec le Hallouf

Message  CAESER le Mer 4 Fév - 22:51


merci pour le partage Smile
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Re: Seclin 2015: Chevauchée avec le Hallouf

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