Grande Mélée 2014: Une jeunesse galloise

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Grande Mélée 2014: Une jeunesse galloise

Message  Jean-Michel II le Ven 26 Sep - 10:36

Prologue

study
Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu, et la tâche d'un moine fidèle serait de répéter chaque jour avec humilité psalmodiante l'unique inchangeable évènement dont on puisse affirmer l'incontestable vérité. Mais "Videmus nunc per speculum et in aenigmate" et la vérité, avant le face à face, se manifeste par fragments (hélas combien illisibles) dans l'erreur du monde, si bien que nous devions en ânonner les signes fidèles, même là où ils nous semblent obscures et comme le tissu d'une volonté visant exclusivement au Mal.

Arrivé au terme de ma vie de pêcheur, je m'apprête à laisser témoignage des évènements admirables et terribles auxquels dans ma jeunesse il me fut donné d'assister en répétant tout ce que je vis et entendis.
Que le Seigneur m'accorde la Grâce d'être le témoin transparent des péripéties qui débutèrent au monastère de Llanilltud Fawr, vers la fin de l'année du Seigneur 1087.


Au commencement était donc un monastère, et dans ce monastère étaient des moines, et parmi ces moines était Glyn.
Glyn était le fils d'un vieux paysan chenu de Glyn Ebwy et d'une jolie bergère, et tous l'aimaient comme un fils car il était gentil et bien intentionné et qu'il ne voulait pas faire de mal. A la disparition du vieux paysan, la jolie bergère partit à la ville et les moines recueillirent Glyn, tout enfant, et l'élevèrent dans la parole de Dieu.

Sans doute, pour mieux comprendre les évènements où je me trouvais mêlé, est-il bon que je rappelle ce qui advenait en cette fin de siècle, tel que je le compris alors, en le vivant, et comme je me le remémore maintenant, enrichi d'autres récits que j'ai entendus après - si ma mémoire est encore en mesure de renouer les fils de si nombreux et si confus prodigues.
Jusqu'aux dernières années de ce siècle, les seigneurs normands faisaient des incursions dans presque toute la partie méridionale du pays. A titre individuel, ils chassaient les souverains gallois et s'emparaient un à un de leurs petits États. Ainsi se constituaient au Sud les seigneuries des Marches du pays de Galles. Dans les Galles du nord, par contre, toute une solide lignée de princes résistait à la poussée des rois anglo-normands.

L'abbé de Llanilltud Fawr avait pour parent le prince Cadcwningen. Des seigneurs ennemis revendiquaient ses terres et troublaient le pèlerinage vers le lieu de la décapitation Sainte Gwenffrewi de Treffynnon.


C'est à cette époque que je fus arraché, jeune novice et secrétaire du prieur Baglan, à la tranquillité de mon cloître, quand une délégation de moines, conduite par ce dernier, prit la route du Nord, pour soutenir la cause du prince et restaurer la dignité de la Sainte. Parmi elle, un autre novice: Glyn. Je n'eus pas à m'en repentir car je fus avec lui témoin d'évènements dignes d'être consignés, tel qu'à présent je le fais, et confiés à la mémoire de ceux qui viendront après moi.

(...à suivre)


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Re: Grande Mélée 2014: Une jeunesse galloise

Message  Jean-Michel II le Ven 26 Sep - 10:53

Prime

NDR: Le manuscrit relate le combat des champions entre mes Gallois et les Mérovingiens de Dominique.


C'était une belle matinée de la fin novembre. Dans la nuit, il avait neigé un peu, mais le terrain était recouvert d'un voile frais pas plus haut que trois doigts. En pleine obscurité, sitôt après laudes, nous avions écouté la messe dans un village de la vallée. Puis, au lever du soleil, nous nous étions mis en route vers les montagnes.

A l'approche du camp de nos ennemis, le prince Cadcwningen avait déployé ses troupes: deux groupes de guerriers progressaient de chaque côté du sentier, à travers une forêt dense à notre gauche et le terrain rocailleux à notre droite. Malgré les encouragements de Glyn, nous suivions avec difficultés le prince et un autre groupe de guerriers.

Le vent froid était tombé et la brume commençait à se dissiper lorsque nos éclaireurs à cheval réapparurent précédés du son de nombreuses cornes.  Les brigands nous attendaient de pied ferme un peu plus loin. Avec célérité, le prince nous ordonna en ligne de bataille : les deux unités de guerriers couvraient nos flancs dans la forêt et la rocaille, le prince et le dernier groupe de guerriers occupaient le sentier. Nous prenions place à leur gauche et les guerriers à cheval à leur droite.


Enfin, nos ennemis apparurent. En face de nous, leur seigneur avait regroupé un grand nombre d’hommes lourdement armés, à cheval ou à pieds, sur le sentier. De chaque côté du sentier, s’étiraient une ligne d’éclaireurs armés d’arcs. Enfin, un peu en arrière, des guerriers plus légèrement armés occupaient un bâtiment en bordure du sentier sur notre droite.


L’épouvante nous frappa lorsque des diables apparurent à la lisière de la forêt, sur notre gauche: des guerriers saxons !


Reprenant péniblement notre souffle après cette dure ascension, nous entonnions sous la conduite de frère Baglan une prière pour raffermir nos cœurs et nos bras, que nous n'eûmes pas le temps d'achever : la cavalerie adverse s'élançait impétueusement vers nos rangs, nous assaillant sous une pluie de javelots. Quelques-uns de nos guerriers montés s'effondraient, mais la charge avait amené nos ennemis bien trop proches de nos troupes occupant le terrain rocailleux pour pouvoir rompre l'engagement et regagner leurs rangs. Ils choisirent donc de charger nos guerriers pour se désengager.


Et, par la grâce du Tout-Puissant, ils furent fermement accueillis  par les nôtres dont une s’était dissimulée dans les rochers. Ecrasée, leur cavalerie refluait en désordre, poursuivie par nos troupes jusqu'à la lisière de la zone rocailleuse.


Nos troupes voyant l’ennemi s’enfuir se mirent à le railler de façon fort peu charitable. Piqués au vif, les derniers cavaliers firent demi-tour et se jetèrent de nouveau sur elles pour être définitivement massacrée. La menace écartée, nous pûmes achever notre prière et "Salva me ab ore leonis", remercier le Ciel pour la tournure des évènements.


Alors que les guerriers saxons venaient de disparaître dans la forêt, une joyeuse clameur s'éleva de nos rangs comme notre cavalerie s’élançait vers les archers ennemis devant le bâtiment.


Avec comme seul résultat, hélas, de revenir dans nos lignes au bord de l'épuisement.


Mais une autre clameur s’élevait sur notre gauche : les guerriers saxons venaient de réapparaitre dans la forêt face à nos troupes.  


C’est une qualité de notre langue vernaculaire que d’être aisément comprise du plus grand nombre. Et les Saxons comprirent sans la moindre difficulté les invectives dont nos guerriers les abreuvaient.


Tout un chacun connait bien le manque de patience de ces gens-là et, perdant une première fois la tête, les Saxons fonçaient droit vers nos quelques guerriers visibles, alors qu’un grand nombre se dissimulait dans les fourrés. La surprise leur fut désagréable et leurs rangs brisés, ...


... ils étaient acculés dans une clairière...


... et mis à mort sans merci, dans l’enthousiasme du moment.


Tout à la fois rassurés et horrifiés par la tournure des évènements, quelques frères menés par Glyn s’avançaient vers nos adversaires et leur criaient de cesser le combat et invoquer le pardon de Dieu. Si nul ennemi ne déposa les armes, du moins leur âme ne manqua pas d’être touchée par ce geste charitable puisqu’aucun de nos frères ne fut menacé à cette occasion.


Mais les gardes à pieds adverses tentaient de nouveau un débordement par la forêt et étaient, cette fois, accueillis au coin du bois par une volée de javelots.


Sur notre droite, nos guerriers profitaient de l’abandon du bâtiment par les guerriers adverses pour se ruer impétueusement sur le reste de leurs archers et les repousser dans le bâtiment.


Mais se trouvaient en fort mauvaise posture lors du brusque retour de ces mêmes guerriers. Taillés en pièces, les malheureux étaient repoussés vers le fond de la vallée. La bataille touchait à sa fin quand une dernière charge de notre cavalerie tenta de les secourir et d'éliminer les dernières traces de résistance ennemie.  


Mais leur élan se brisait sur une résistance aussi opiniâtre qu'inattendue.


"Ave Cesar, rosae rosam, et spiritus rex". Le temps de la lutte s'achevait. Celui du repentir et du pardon débutait. Nos moines s'empressaient auprès des blessés et pleuraient à chaudes larmes tous ces valeureux combattants tombés dans cette lutte fratricide.  Mais les brigands se révélèrent finalement plus brebis égarées que loups cruels. Et comme le prieur Baglan déclarait: "c'est ainsi qu'il y aura de la joie dans le ciel, pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de conversion", Glyn versait dans les coupes l’eau puisée à la source de la Sainte. "Sanctis recorda, sanctis deus rex" tous burent l'eau de la source et leur cœur fut purifié.


La paix du prince était revenue dans la vallée, mais de nouveaux défis et de cruelles épreuves nous attendaient.

NDR: Ce fut la cinquième partie de Dominique à SAGA. D'où la perte prématurée de ses 8 gardes à cheval.
pale
Un excellent terrain pour mes troupes et de bons jets de dés durant toute la partie, sauf pour le dernier combat que je perds à deux contre un, avec des capacités SAGA contre un adversaire n'en ayant pas, manquant par la même occasion pour un demi point de massacre la victoire majeure.
clown

(... à suivre)


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Re: Grande Mélée 2014: Une jeunesse galloise

Message  Cyrus le Jeune le Ven 26 Sep - 20:26

Très joli, rapport bien rédigé, avec de belles figs et une table bien agréable. Et en plus, y'a des cochons...
Bravo les gars cheers
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Re: Grande Mélée 2014: Une jeunesse galloise

Message  Lord Nelson le Ven 26 Sep - 21:16

Comme toujours très lyrique, j'adore les comptes rendu de Monseigneur
cheers
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Re: Grande Mélée 2014: Une jeunesse galloise

Message  Michel 91 le Ven 26 Sep - 23:13

Superbe CR Jean-Mi, en plus y'a des contrepétries dans le texte Razz
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Re: Grande Mélée 2014: Une jeunesse galloise

Message  messire flush le Ven 26 Sep - 23:45

Voilà un CR des plus réussi, j'adore! cheers

Et ce verbe!

Merci du bon moment passé à le lire, et à admirer les figs... Voilà qui contribue encore un peu plus à joindre la joyeuse bande des SagaIstes!
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Re: Grande Mélée 2014: Une jeunesse galloise

Message  Jean-Michel II le Sam 27 Sep - 0:28

Merci pour tous vos commentaires.
Very Happy

J'en profite pour remercier les organisateurs de la Grande Mélée 2014 et tous les participants, devant et autour des tables. Et spécialement ceux derrière la buvette !
Laughing

Je précise que le Verbe de ce compte-rendu est essentiellement celui d'Umberto Eco et de l'édition 2012 de son Nom de la Rose.
study

Un grand merci aussi à Ellis Peters pour son Trafic de Reliques, premier roman de la série Frère Cadfael, centré sur Sainte Gwenffrewi, et situé une cinquantaine d'années après notre histoire.
flower

Pour les citations latines, je pioche dans les maximes du roi Loth d'Orcanie. En plus d'apporter la puissance évocatrice des frontons palatins ou écclésiastes, elle sont, de part leur nature, d'une utilisation aisée.
jocolor

Enfin, une pensée pour le Créateur qui a fait don à l'Humanité de la Prunelle. Une bien sympathique petite baie utilisée dans la production d'eaux de vie au très fin parfum d'amande.
drunken


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Re: Grande Mélée 2014: Une jeunesse galloise

Message  messire flush le Sam 27 Sep - 1:05

"d'Umberto Eco "

... je me disais aussi, ça me rappelait qq chose!

Vive le verbe quand même (et la prunelle!)
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Re: Grande Mélée 2014: Une jeunesse galloise

Message  Le Korrigan le Sam 27 Sep - 6:26

Euge ! Superbe compte-rendu, de très belles armées, de jolies photos et Nomen rosae en cerise sur le gâteau, je suis aux anges devant mon scrinium cheers

Gratias maximas, frater Johannes Michael
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Re: Grande Mélée 2014: Une jeunesse galloise

Message  Jean-Michel II le Dim 28 Sep - 9:30

Tierce

NDR: Le manuscrit évoque ici la rencontre de mes Gallois avec les Bretons de Strathclyde de Dorian à l'occasion d'un scénario Terre Sacrée.


Parce que raisonner sur les causes et sur les effets est chose fort ardue, dont je crois que l’unique juge puisse être Dieu. Nous avons déjà le plus grand mal à saisir un rapport entre un effet aussi évident qu’un arbre brûlé et la foudre qui l’a incendié : alors remonter des enchaînements parfois très longs de causes et d’effets me semble aussi fou que de chercher à construire une tour qui arrive jusqu’au ciel.

La neuvième heure venait de passer. Le soleil voilé luttait encore pour chasser la pénombre. Un fin ruban de lumière touchait devant nous  le sommet de la colline de Mynnydd Carn-y-cefn. Un vent frais et ténu agitait mollement les bannières dont le léger claquement venait de me distraire de mes pensées, alors que mes frères poursuivaient silencieusement leurs prières.
Pas un bruit ne venait troubler cet instant de calme, même les chevaux sur notre gauche ne bougeaient pas. Plus loin, un groupe de guerriers attendaient immobiles face à une bande de terre marécageuse couverte d’une légère brume.


A ma droite le Prince entouré de ses guerriers attendait lui-aussi. Il observait avec sérénité le cercle de pierre à droite de la colline, mais ne devait rien ignorer de la nervosité de ses hommes : parviendrions-nous à atteindre ces abris avant d’être rattrapés par la cavalerie adverse qui se massait derrière la colline ?  


Il ne se réjouissait pas de devoir livrer bataille à un autre seigneur gallois, mais son adversaire ne lui laissait pas le choix et leur différent devait être définitivement tranché.

Aucun ordre ne fut lancé. Pas un signal ne parcourut les rangs et aucune tête ne se tourna pour demander des instructions. Le moment était venu et les groupes de guerriers s’élancèrent en avant au pas de course. Le grondement des sabots de la cavalerie adverse venaient de percer le silence et croissait rapidement, semblant provenir de tous les côtés à la fois.
Mon regard ne pouvait se détacher d’une flaque à mes pieds dans laquelle les vibrations de l’eau devenaient de plus en plus fortes. Une main saisit mon bras et, levant les yeux, je croisais le regard serein de Glyn qui m’entrainait en avant à la suite des frères. La bataille venait de commencer.

Avec soulagement, je vis nos guerriers maintenir leur course à travers les accidents de terrain et pénétrer profondément à l’intérieur du marécage et du cercle de pierre. Notre cavalerie s’était arrêtée au pied de la colline pour nous couvrir alors que nous avancions péniblement vers la trouée entre la colline et le cercle de pierre.

Alors que le grondement amplifiait, les premières silhouettes de cavaliers apparurent au sommet de la colline. Un cri de surprise et de douleur éclata au milieu de notre cavalerie lorsqu’un de nos guerriers s’effondra, transpercé par un javelot dont le lanceur nous était invisible. Ses compagnons réagirent en lançant à leur tour une volée de javelots sur les silhouettes qui leur faisait face, suivie d’une seconde volée, purement verbale cette fois-ci. Les cavaliers ennemis ne durent rien en perdre car ils dévalèrent la pente à leur rencontre. Le choc fut rude.


Plusieurs des nôtres s’écroulèrent mais aucun cavalier ennemi ne survécu à notre colère. Le pied de la colline était à nous et nos guerriers reprenaient leur souffle.


Une nué de javelots s’abattit peu après sur eux, toujours sans qu’un seul lanceur ne soit apparu. Nous ne pouvions rien faire d’autre pour eux que prier pour leur salut. Et nous priâmes fort bien puisque qu’aucun d’entre eux ne fut touché.


Mais l’ennemi s’acharnait et une groupe de cavaliers surgit à leur gauche et fonça droit sur eux.


Lorsque le tumulte du corps à corps s’estompa, les rares cavaliers amis survivants se regroupaient juste devant nous.


Pendant ce temps de grands exploits se déroulaient sur notre gauche. Les guerriers dans le marécage avaient eux aussi subi des pertes dues à des tirs dont la provenance leur était inconnue. Eux aussi avaient réagi verbalement contre une unité de cavalerie restée en dehors du marécage. Eux aussi avaient été chargés et avaient décimé leur adversaire.  


Hors, ils avaient aperçu un cavalier solitaire qui s’était retrouvé isolé suite au dernier engagement. Devinant le seigneur adverse, ils sortirent du marécage pour se jeter sur lui.


Leur première attaque fut repoussée mais permit d’éliminer quelques serviteurs qui se sacrifièrent pour leur seigneur.


Au bord de l’épuisement, une seconde attaque fut lancée et le seigneur adverse fut finalement jeté à terre !


Les braves connurent une bien triste fin comme de nouveaux cavaliers surgissaient et leur fondait dessus. Mais leur souvenir restera à jamais gravée dans la mémoire de ceux qui les ont connus.
Crying or Very sad


Encouragés par tant d’héroïsme, nos derniers cavaliers surprenaient et exterminaient une petite unité de cavaliers ennemis en bordure du marécage.


Devant tant de sacrifices, les larmes aux yeux, la prière serrée au fond de la gorge et tout tremblant d’émotion, « Victoriae mundis et mundis lacrima » nos frères ne purent que chercher refuge au sein du cercle de pierre.
Privés de leur chef, les cavaliers ennemis tentaient de s’accrocher aux marécages et au sommet de la colline. Voyant cela, le prince Cadcwningen ordonnait à un groupe de guerriers de reprendre la colline.


Après une première volée de javelots, ignorant leur fatigue, un brutal corps-à-corps nous en assurait le contrôle.


Mais notre cruel adversaire, sentant la victoire lui échapper, se jetait à son tour sur nos derniers cavaliers et les envoyait rejoindre le Tout-Puissant certes, mais avec le sentiment d’avoir plus qu’accompli leur devoir.


Car si ses dernier cavaliers pataugeaient misérablement dans l’épaisse fange du marais, ...


... nous tenions fermement le cercle de pierre ancestral et « Non nobis domine, sed nomini tuo da gloriam » les chants de remerciement qui s’élevaient jusqu’au Royaume des Cieux depuis le sommet de la colline étaient ceux de nos guerriers.


"Ave Cesar, rosae rosam, et spiritus rex". Le temps de la lutte s'achevait. Celui du repentir et du pardon débutait. Nos moines s'empressaient auprès des blessés en pleuraient tant de valeureux combattants tombés dans cette lutte fratricide.  Mais nos ennemis se révélèrent finalement plus brebis égarées que loups cruels. Et comme le prieur Baglan déclarait: "c'est ainsi qu'il y aura de la joie dans le ciel, pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de conversion", Glyn versait dans les coupes l’eau puisée à la source de la Sainte. "Sanctis recorda, sanctis deus rex" tous burent l'eau de la source et leur cœur en fut purifié.


La paix du prince était revenue sur la colline, mais de nouveaux défis et de cruelles épreuves nous attendaient.

NDR: Victoire majeur pour mes Gallois. De nouveau un excellent terrain pour mes troupes et de bons jets de dés durant toute la partie me permettant d'explorer les capacités galloises. Bonne résistance aux tirs de ma cavalerie malgré des tirs à 2+. Et une réussite certaine lors des 3 activations consécutives me permettant d'éliminer le seigneur de Dorian au 3ème tour. Son seigneur et deux unités de guerriers éliminés, les 5 derniers tours furent une formalité. D'autant plus que Dorain commençait la partie avec 3 unités hors tables et que je jouais en premier.


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Message  Jean-Michel II le Sam 4 Oct - 23:31

Sexte

NDR : Le manuscrit poursuit avec le scénario Le défi contre les irascibles bizounours Jomsvikings de Jean-Pierre.


Emergeant des ténèbres, l’être qui se trouvait devant lui paraissait un moine, quoique sa coule sale et déchirée lui donnât plutôt l’air d’un vagabond. La tête rasée, non par pénitence, mais sous l’action passée d’un purulent eczéma, le front bas, au point que s’il avait eu encore ses cheveux, ceux-ci se seraient confondus avec les sourcils (qu’il avait fournis et broussailleux), les yeux étaient ronds, avec des pupilles petites et d’une extrême mobilité, et le regard, innocent ou malin, je ne sais, et peut-être les deux à la fois, soudain changeant au même instant. On ne pouvait parler de nez qu’à cause d’un os qui prenait racine au milieu des yeux, mais comme il se détachait du front, il s’y enracinait aussitôt, ne devenant plus que deux sombres cavernes, deux narines dilatées remplies de poils. La bouche, reliée aux narines par une cicatrice, était large et ingrate, et entre la lèvre supérieure, inexistante, et l’inférieure, proéminante et charnue, émergeaient à un rythme irrégulier des dents noires et pointues comme celles d’un chien.
L’homme sourit (ou du moins c’est ce qu'il crut) et brandissant le doigt comme pour avertir, il dit :
« Poenitentiam agite, appropinquavit enim regnum caelorum ! ».

Et aux ténèbres succéda une éblouissante lumière. Une immense vallée s’étendait devant Glyn, bordée de formidables chaînes montagneuses. Une effroyable chaleur le pris à la gorge comme son regard embrassait cette vaste étendue désertique que rien ne semblait troubler, pas même un souffle d’air.
Autour de lui s’étiraient la longue procession d’une humanité illuminée qui dardait ses regards majestueux et impassibles vers un couple qui se faisaient face à face au milieu de la vallée.


L’homme à sa dextre apparaissait beau et gentil et son bras brandissait une épée qui semblait luire à sa main. Mais horrible lui parut le géant qui lui faisait face, sa face grimaçante, son corps couvert d’une épaisse cuirasse, ses bras gigantesques et grands ouverts brandissaient une épée et une hache ténébreuses.
Son regard tombait enfin sur une foule hirsute et grondante qui rampait de l’autre côté de la vallée. Cette horde diabolique s’approchait en hurlant des encourgements à l’orgueilleux géant.


Aussitôt, sur sa gauche, un groupe d'ardents cavaliers s’élançaient à leur rencontre et entonnant un merveilleux cantique, couvraient les créatures infernales de traits lumineux.


Hurlant leur propre damnation, les démons s’écroulaient, impuissants.


Et c’est alors que la terrible voix du géant rugit et souffla dans la vallée une tempête funèbre :
« Poenitentiam agite, appropinquavit enim regnum caelorum ! ».

Et l’enfer vomit alors toutes les créatures du bestiaire de Satan pour chanter sa gloire et la défaite de l’humanité terrestre.


La population des enfers toute entière se ruait et déchirait les fiers cavaliers.


Comme le géant se ruait lui aussi en avant, ses armes noires s’abattaient avec fureur et faisaient jaillir des gerbes d’étincelles de l’épée lumineuse du fils de l’homme...


... qui, accablé sous les coups, reculait pas à pas.


Sous les ricanements d’une horde de serviteurs, le géant pourchassait dans toute la vallée le fils de l’homme qui paraissait sur le point de succomber.


De nouveaux cantiques s’élevaient mais les traits de lumières étaient devenus impuissants à percer l’armure des démons...


... qui se jetaient en ricanant sur les derniers cavaliers.


Et la horde infernale pourchassait dans la vallée l’humanité...


... dont les efforts stériles n'engendraient que désespoir dans son coeur...


... comme elle paraissait sur le point de succomber.


Dans un effroyable corps à corps de membres saints broyés par des muscles infernaux, un souffle prophétique suspendait un instant le terrible massacre ...


... permettant à l’humanité de reprendre haleine et reformer ses rangs.


Mais déjà les démons se ruaient de plus belle et reprenaient le répugnant carnage.


Comme le dernier chant défaillait et que le râle des âmes arrachées couvrait la vallée, l’effroyable hurlement de jubilation des démons ébranla les cieux.


Et le fils de l’homme cria : « Donne de la faux et moissonne, l’heure est venue de moissonner car la moisson de la terre est mûre ». Et il donna de son épée enveloppée d’un arc-en-ciel et la terre fut moissonnée.


Pris d’effroi, le terrible géant reculait enfin par-dessus les corps de ses serviteurs.


Et c’est à ce moment que, défaillant devant cette vision, ne sachant plus s’il se trouvait dans un lieu ami ou dans la vallée du Jugement dernier, frère Glyn s’éveilla.
affraid

Nos moines s'empressèrent auprès de lui, en pleuraient à chaudes larmes devant la description de sa vision. Mais la nuit se révéla moins pleine de terreurs que d’espoirs. Et comme le prieur Baglan déclarait: "ceux qui sèment dans les larmes moissonneront dans la joie", l’eau puisée à la source de la Sainte était versée dans les coupes. "Sanctis recorda, sanctis deus rex" tous burent l'eau de la source et leur cœur en fut purifié.

La paix du prince était revenue sous la nuit du monde, mais de nouveaux défis et de cruelles épreuves nous attendaient.

NDR: Victoire des Jomsvikings de Jean-Pierre. Pour changer, un terrain abominable pour mes troupes et des jets de dés catastrophiques à partir du troisième tour. De quoi ne pas regretter une stratégie inadaptée à ce scénario contre du Jomsviking: choisir de ne pas augmenter sa colère a finalement entrainé la paralysie de mes troupes ! Un scénario très intéressant au demeurant que j'aurai plaisir à rejouer.
Very Happy
En tout cas, enchanté d'avoir joué contre Jean-Pierre qui a pu me fournir d'utiles informations sur la production d’eau puisée à la source de la Sainte Gwenffrewi de Treffynnon.
drunken


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Re: Grande Mélée 2014: Une jeunesse galloise

Message  Lord Nelson le Sam 4 Oct - 23:58

excellent excellent excellent !!
cheers cheers cheers
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Re: Grande Mélée 2014: Une jeunesse galloise

Message  Siaba le Dim 5 Oct - 2:23

Pareil! Superbe compte rendu....vivement la suite Very Happy
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Re: Grande Mélée 2014: Une jeunesse galloise

Message  messire flush le Dim 5 Oct - 2:24

Très très chouette CR, au pluriel! cheers
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Re: Grande Mélée 2014: Une jeunesse galloise

Message  Jean-Michel II le Mer 8 Oct - 8:46

None

NDR : Le manuscrit poursuit avec le scénario Le combat des champions contre les irlandais de Ian.


Ainsi avec les racines de la petite oseille on soigne les catarrhes, et avec une décoction de racines d’althée on fait des compresses pour les maladies de la peau, avec la bardane on cicatrise les eczémas, en triturant et en broyant le rhizome de la bistorte on soigne le diarrhées et certains maux chez les femmes, le poivre est un bon digestif, le pas d’âne est parfait pour la toux, et nous avons de la bonne gentiane pour digérer, et du glycyrrhiza, et du genièvre pour en faire de bonnes infusions, le sureau dont l’écorce sert à une décoction pour le foie, la saponaire dont il faut laisser macérer les racines dans de l’eau froide, pour le catarrhe.

S’éleva alors, lointain, un concert de cris rauques que suivirent des lamentations atroces.
« - Qu’est-ce ?! demanda Glyn, déconcerté.
- En hiver aussi croissent les bonnes herbes, répondit le prieur Baglan en souriant. Mais ce n’est pas de ces herbes-là dont nous devrons nous occuper aujourd’hui. »

Du sommet de la falaise, le cri des mouettes, le fracas rythmique du ressac loin en dessous, le son de la brise jouant doucement dans les creux de la falaise se fondaient en une seule masse sonore. De puissants nuages noirs venant du large se rapprochaient de la côté, annonciateurs d’une nouvelle tempête.

La précédente avait déposé sur la côté une bande de pillards hiberniens qui depuis mettaient à sac les villages de pécheurs.
Alors que la fumée d’un village en feu s’élevait au loin, les premiers pirates débouchaient sur le sentier littoral et tombaient nez-à-nez avec nous. Nous avions marché longtemps en suivant les plages et en traversant la lande marécagueuse avant d'arriver aux falaises. Nous arrivions trop tard pour sauver le village, mais vivifiés par l’air marin nous étions bien décidés à punir les agresseurs et délivrer leurs captifs.

La prince Cadcwningen nous avait disposés en arrière de son infanterie et en travers du sentier. Sur notre gauche, la route vers l’intérieur des terres passait à travers une vaste zone marécageuse. Sur notre droite, à mi-chemin de la falaise, s’élevait un piton rocheux.


Notre cavalerie se tenait, dissimulée, en arrière  du piton. Informées de la présence d’éclaireurs ennemis, nos troupes se tenaient prudemment hors de portée de tir et du marécage et du piton.


Sous nos yeux, les pirates se formaient en bataille : le Ri Tuathe et un Curaidh encadrés par deux groupes de Fianna lourdement armés. Sur leur droite, un groupe de Kerns armés de frondes et un second Curaidh. Enfin, un concert d’aboiements sauvages signalait l’approche d’une meute de molosses du côté des marécages.


Sans leur laisser le temps de reprendre leur souffle après l’ascension de la falaise, nos guerriers se précipitaient en avant et harcelaient leurs rangs sous  une volée de javelots. Plusieurs Fianna s’écroulaient sous les hourras des nôtres. Réjouissances de courte durée car en retour, une pluie de pierres s’abattait sur notre gauche et ce fut au tour de nos guerriers de succomber sous les colibets de nos ennemis. Les tirs se révélaient terriblement efficaces et meurtriers de chaque côté.


Les deux seigneurs alignant leurs troupes face à face, nos frères se retrouvaient nez à nez avec les Kerns.


Mais nos cavaliers étaient déjà sur le flanc gauche de nos ennemis alors que les hurlements d’énervement de leurs molosses étaient encore éloignés de notre flanc gauche et témoignaient d’une traversée des marécages plus difficiles à traverser que prévu...
pig


Nos prières étaient récompensées : le Tout-Puissant rendait enfin inefficaces les tirs adverses.


Qui réalisaient cependant au corps à corps de diaboliques prouesses contre notre mur de bouclier : notre centre était exterminé... et notre droite repoussée avec de lourdes pertes.


... et notre droite repoussée avec de lourdes pertes.


Une nouvelle intervention du Tout-Puissant empêchait cependant le Ri Tuathe de participer à la mêlée : l’une de ses chaussures venait d’être aspirée par une mare de boue et sa course fut arrêtée nette. Le temps d’arracher cette dernière à la fange, le combat s’achevait.  
Razz

Et notre contre-attaque ne fut pas moins massacrante que leur assaut. Leur droite impitoyablement annihilée, ...


... la cavalerie se ruait à notre secours et piétinait le Curaidh qui faisait bouclier de son corps pour protéger son roi.


Le prince Cadcwningen chargeait une première fois à la tête de ses guerriers et décimait les guerriers irlandais.


La situation du Ri Tuathe devenait de plus en plus précaire : ses troupes massacrées, il se trouvait cernés de trois côtés par nos guerriers. Son sort reposait maintenant dans la main de Dieu.


Un tir ajusté des Kerns...


... et un assaut des derniers Fianna repoussait notre cavalerie avec de lourdes pertes.


Mais nos frères étaient emportés par une nouvelle charge du Prince...


... qui annihilait les derniers guerriers irlandais et isolait définitivement le Ri Tuathe.


Le poids de la bataille devait lui paraitre bien lourd, après avoir vu ses Fianna impitoyablement massacrés autour de lui. Une nouvelle charge de nos cavaliers...


... et le bougre était piétiné, abrégeant charitablement ses tourments en ce monde.


Le dernier Curaidh se ruait vengeur sur nos derniers cavaliers qui étaient de nouveau repoussés.


Devant l’épouvantable massacre de chevaux qu’ils firent, preuve de leur irrespect sacrilège pour l’intelligence de la Parole, nos frères en venaient aux mains avec les Kerns et le Tout-Puissant distribuait avec équité plaies et bosses.


Enfin, le Prince lançait une dernière charge à la tête d’un groupe de guerriers maintenu en réserve et le Curaidh succombait à son tour, scellant l'issue de la bataille.


« Ave Cesar, rosae rosam, et spiritus rex". Le temps de la lutte s'achevait devant le regards affligés des molosses irlandais qui n’avaient rien pu se mettre sous les crocs. Celui du repentir et du pardon débutait. Nos moines s'empressaient auprès des blessés en pleuraient tant de valeureux combattants tombés dans cette lutte fratricide.  Mais nos ennemis se révélèrent finalement plus brebis égarées que loups cruels. Et comme le prieur Baglan déclarait: "enlevez d'abord la mauvaise herbe et liez-la en bottes pour la brûler : ensuite vous couperez le blé et vous le rentrerez dans mon grenier", Glyn versait dans les coupes l’eau puisée à la source de la Sainte. "Sanctis recorda, sanctis deus rex" tous burent l'eau de la source et leur cœur en fut purifié.


La paix du Prince était revenue sur la côte, mais un ultime défi et une bien cruelle épreuve nous attendaient.

NDR: Victoire des Gallois. Pas de temps mort durant cette partie avec un déploiement et une stratégie symétrique d'enveloppement par la droite !  Twisted Evil
Cette fois-ci le terrain fut contre Ian lorsque je retirais le cercle de pierre au milieu du terrain. Wink
Quelques capacités judicieusement placées (le pied du Ri Tuathe s'en souvient) et des jets de dés favorables aboutissaient à l'attrition des troupes de Ian, à la mort de son Seigneur et à la défaite des pirates.
Très content de ma cavalerie dont la principale qualité est le nombre, qui lui permet d'encaisser les pertes, le plateau gallois n'ayant aucune capacité de défense contre le tir.  What a Face
Une nouvelle fois enchanté, d'avoir fait découvrir à un Ecossais habitant en Angleterre et jouant Irlandais la production d’eau puisée à la source de la Sainte Gwenffrewi de Treffynnon.

drunken


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Re: Grande Mélée 2014: Une jeunesse galloise

Message  breizhatav le Mer 8 Oct - 14:32

Vous êtes trop forts ! Laughing  Un grand merci ! cheers
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Message  Siaba le Jeu 9 Oct - 8:23

Superbe rapport de bataille. J'adore Very Happy
Vivement la suite bounce bounce
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Re: Grande Mélée 2014: Une jeunesse galloise

Message  Jean-Michel II le Jeu 9 Oct - 10:10

Vêpres

NDR : Le manuscrit se clôt avec le scénario Le combat des chefs, en version boucherie, contre Eric et ses redoutables anglo-danois.


Mû par un pouvoir plus fort que sa volonté, Glyn partait en quête, cherchant obscurément à découvrir l’origine de l’écho qui résonnait en lui. Errant dans la forêt, la compagnie des vieux arbres majestueux remplissaient son coeur d’une joie mystérieuse. C’est à l’occasion d’une de ces marches que ses pas l’avaient conduit vers elle. Depuis maintes saisons, elle reposait sur la mousse fraîche et l’humus séculaire.
Comment s’était-elle retrouvée perdues au cœur des collines ? Les vieux arbres silencieux qui bordaient la clairière en gardaient le secret.
La facture de son visage était si exquise que les plus vénérables ouvrages qu’il avait vu jusqu’à présent au monastère de Llanilltud Fawr lui semblaient au mieux la singer. Au cours des missions qui lui étaient confiées dans les collines, il avait pris l'habitude de s'arrêter prier devant ce miracle de beauté dans la blanche lumière de l’hiver qui remplissait la clairière.

Ce jour-là, une neige légère, aux doux petits flocons, était tombée, pendant une bonne partie de la journée et toute la forêt était couverte d’un fin linceul. Après avoir achevé une ultime prière, il écarta délicatement la neige qui couvrait une partie de l'angélique visage, qu’il pressentait voir pour la dernière fois.
Le temps se gâtait. Un vent froid s’était levé, agitant la voûte des arbres. La forêt s’embrumait. On devinait un soleil qui bientôt se coucherait derrière les collines et déjà l’obscurité tombait vers l’orient. Il dirigea précipitamment ses pas vers le sentier qui rejoignait le bas de la colline, où le monde des hommes et son destin l’attendaient.
Comme il rejoignait nos frères, les deux armées se faisaient toujours face au fond de la vallée. Les pourparlers n’avaient fait que retarder l’inévitable. Les Anglais étaient venus s’emparer de nos terres et les clans qui avaient rallié le Prince Cadcwningen brûlaient d’en découdre.
Inévitablement, l'écho lugubre des cors retentit dans la vallée pour saluer le déploiement des bannières. Le carnage allait commencer...
pale

A l'exception d'un antique tumulus sur notre droite, le fond de la vallée présentait un terrain largement dégagé, encadré par de hautes collines boisées.
L'armée anglo-saxonne s'était formée en un long mur de bouclier. Au centre, une masse compacte de huscarls bardés d'acier était menée par leur Earl, un géant dépassant d'une bonne tête les plus imposants de ses guerriers, et brandissant une effroyable hache à long manche. Sur les flancs, plusieurs groupes de Thegns plus légèrement armés.


Les clans Gallois barraient la vallée sur toute sa largeur, de la forêt à notre gauche jusqu'au tumulus à notre droite, avec au centre, nos frères, fort remontés contre les anglo-danois depuis l'échec de leur ambassade, le Prince et un petit groupe de guerriers sélectionnés parmi les plus valeureux,...


... notre cavalerie étant placée en réserve à l'arrière du tumulus.


Comme le mur de boucliers adverse se mettait péniblement en marche, notre armée se mouvait avec une célérité d'action qui nous parut d'essence divine.


De grands et terribles exploits étaient sur le point d'être accomplis...
Shocked

(à suivre...)


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Message  Jean-Michel II le Ven 10 Oct - 8:52

Alors que les cantiques à la gloire du Tout-Puissant s'envolaient de la gorge de nos frères, l’infanterie prenait position en bordure de la forêt et du tumulus et la cavalerie venait se positionner sur le flanc du mur de bouclier.


Comme les Anglo-danois s’approchaient à portée de tir, une première volée de javelots partait de nos rangs et fauchait les premiers Thegns.
Le flanc gauche anglo-danois était fortement ébranlé et, sous les invectives de nos cavaliers, quittait imprudemment le mur de bouclier pour les charger.


Les Anglo-danois étaient proprement massacrés, mais laissaient nos cavaliers complètement épuisés.


Sur notre flanc gauche, après avoir harcelé le mur de boucliers, nos guerriers se repliaient à l’abri de la forêt.


Dans un concert de hurlement cruels, le mur de bouclier se scindait alors pour faire face aux différentes menaces. L’Earl mènait un groupe de Thegns à l’assaut du tumulus. Les Anglo-danois étaient repoussés avec de lourdes pertes, laissant leur seigneur exposé.


Mais les Huscarls se ruaient à l’assaut des cavaliers épuisés et dans une charge infernale et apocalyptique les massacraient jusqu’au dernier, semant l’effroi dans les rangs de nos guerriers défendant le tumulus qui en perdaient le souffle. Une immonde catastrophe venait de s’abattre sur notre flanc droit !


La gorge serré par l'émotion, nos frères redoublaient de pieux cantiques pour accompagner les âmes de nos malheureux cavaliers comme elles s'élèvaient vers le Royaume des Cieux.
Nos guerriers sortaient, eux, de la forêt pour engager l’aile droite des anglo-danois, avec une efficacité bien relative.


Le dernier assaut anglo-danois était terrible, le suivant allait être encore pire. La vague hurlante de Huscarls pivotait et se ruait, Earl en tête, contre les guerriers du tumulus qui étaient presque annihilés. Notre flanc droit était sur le point de disparaitre dans un immonde massacre.


Nos guerriers poursuivaient péniblement leur harcèlement de l’aile droite anglo-danoise, parvenant à peine à repousser un adversaire en nette infériorité numérique.


Effondrés devant le cours de la batailles, le cantique vacillant devant la volonté du Tout-Puissant d'accueillir auprès de lui tant de vaillant guerriers gallois, nos frères observaient impuissants la horde de Huscarls pourchasser à travers le tumulus les derniers guerriers gallois survivants.
Et comme un groupe de Thegns s’apprêtaient à se joindre à la curée pour achever les blessés, mus par une sainte et généreuse inspiration, nos bons frères se précipitaient en avant, à la surprise de tous, pour secourir les malheureux.


Dans une bousculade désordonnée, pour la gloire du Tout-Puissant, les démoniques bouchers anglo-saxons étaient repoussés et les premiers blessés secourus, sous les hourras larmoyants des troupes Galloises.
cheers


Mais, comme les derniers guerriers du tumulus succombaient sous une magie démonique,...


... l’Earl tournait son regard vers nos pauvres frères et lâchait sur eux ses diaboliques gardes.

Le temps parut figé comme les survivants de l’armée galloise regardaient ces brutes infernales se précipiter vers nos vaillants frères. Le prince Cadcwningen, dans un premier temps lui aussi surpris par leur charge, se précipitait avec ses dernières troupes à leur secours.
Dans un ultime défi, nos frères seraient les rangs et le dernier commandement du prieur Baglan retentit  :
- les novices, en arrière !
affraid  


(à suivre...)
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Re: Grande Mélée 2014: Une jeunesse galloise

Message  Jean-Michel II le Jeu 16 Oct - 8:27

Et comme les guerriers gallois survivants retenaient leur souffle et resserraient les rangs, eût lieu le plus répugnant des massacres !
Suspect

Coup de massue sur les bons moines de Llanilltud Fawr !


Nos coeurs furent glacés d'effroi comme les membres pieux étaient broyés par des muscles bardés de fer dans une terrifiante boucherie.
affraid


Mais les pauvres âmes de nos bienheureux frères s'élevaient déjà et prenaient la route du royaume des Cieux, accompagnées de l'effroyable hurlement de jubilation des meurtriers et de nos cris de douleurs et de désespoir. Et les Cieux en furent ébranlés !
bom

Et comme le prieur Baglan déclarait dans un ultime souffle  : « Donne de la faux et moissonne, l’heure est venue de moissonner car la moisson de la terre est mûre », la Main du Tout-Puissant s'abattit sur les blasphémateurs reniés par les Anges de Dieu.
Twisted Evil  

Pris de folie, les Huscarls se précipitaient vers nos guerriers sortis du bois, abandonnant leur Earl à son terrible destin.


Car le prince Cadcwningen accourrait avec un autre groupe de guerriers. Et son épée s'appellait Châtiment et la Terre fut moissonnée !


"Ave Cesar, rosae rosam, et spiritus rex". Le temps de la lutte s'achevait devant le regards piteux des huscarls. Celui du repentir et du pardon débutait. Tous s'empressaient auprès de nos frères en pleuraient tant de valeureux combattants de la Foi tombés dans ce massacre fratricide.  Mais nos ennemis se révélèrent finalement plus brebis égarées que loups cruels. Et comme le prince Cadcwningen le déclarait: "Victoriae mundis et mundis lacrima".

La paix du Prince était enfin revenue sur le pays, mais les coeurs étaient lourds.
Crying or Very sad

NDR: Victoire miraculeuse des Gallois lors du dernier tour alors qu'il restait 2 minutes à jouer. Nous n'avions pas vu que la mort d'un seigneur était une condition de victoire pour ce scénario. En points de massacre, Eric menait largement.
study
Un bon terrain pour le Gallois, mais après un départ en fanfare, un essoufflement radical de mes jets de dés. Jusqu'à l'explosion de la colère divine qui a saturé d'un coup mon plateau de jeu.
Tactique payante pour le Gallois: harceler l'adversaire pour réduire ses unités et isoler le seigneur adverse. Il faut juste avoir les dés SAGA pour tenir la distance...
pig


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Re: Grande Mélée 2014: Une jeunesse galloise

Message  Jean-Michel II le Jeu 16 Oct - 9:36

Epilogue

Ce n'était pas encore l'aurore, qui triompherait pendant prime, juste au moment où nous chanterions: Deus qui est sanctorum splendor mirabilis et Iam lucis orto sidere. C'était à peine la première et chancelante annonce de l'aube hivernale, mais ce fut suffisant, et elle fut suffisante pour raffermir mon coeur, la légère pénombre qui dans la nef remplaçait maintenant l'obscurité de la nuit.
Nous chantions les paroles du livre divin et, tandis que nous témoignions du Verbe venu éclairer les gentils, j'eus l'impression que l'astre diurne dans toute sa splendeur envahissait le temple. La lumière, encore absente, me sembla briller dans les paroles du cantique, lis mystique qui s'épanouissait tout parfumé entre les arêtes des voûtes. "Merci ô Seigneur pour ce moment de joie ineffable", priai-je en silence.


Tous pleurèrent longuement nos frères martyrisés pour la gloire du Tout-Puissant.
"Per Dominium moriemur". Mais nos coeurs trouvèrent réconfort, les sachant entrés ensemble dans la Cité de Dieu pour un séjour éternel de pure félicité.
sunny

Glyn pleura lui-aussi beaucoup. Son corps plus mort que vif fut retrouvé parmi le corps de nos martyrs, le poing fermé sur la masse qu'il était parvenu à arracher à un guerrier anglo-danois. Un coupe d’eau puisée à la source de la Sainte fut portée à ses lèvres et ses blessures en furent baignées. "Sanctis recorda, sanctis deus rex" son cœur et son corps en furent purifiés.
drunken

Avec le temps et les bons soins de nos frères, toutes les blessures de son corps finirent par guérir, bien que le mauvais coup qu'il reçut à la tête continua à le faire souffir pour le reste de ses jours. Mais les blessures de l'âme sont plus difficiles à soigner et la route de la guérison peut être longue et périlleuse.

"La marche des vertueux est semée d’obstacles qui sont les entreprises égoïstes que fait sans fin, surgir l’œuvre du Malin. Béni soit-il l’homme de bonne volonté qui, au nom de la charité se fait le berger des faibles qu’il guide dans la vallée de l'ombre de la mort et des larmes, car il est le gardien de son frère et la providence des enfants égarés. J’abattrai alors le bras d’une terrible colère, d’une vengeance furieuse et effrayante sur les hordes impies qui pourchassent et réduisent à néant les brebis de Dieu. Et tu connaîtras pourquoi mon nom est l’éternel quand sur toi, s’abattra la vengeance du Tout-Puissant !"

Mais ceci est une autre histoire...
Wink



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Re: Grande Mélée 2014: Une jeunesse galloise

Message  Lapige le Jeu 16 Oct - 22:06

Félicitations pour toute ton œuvre ! Very Happy

Thierry M.

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Re: Grande Mélée 2014: Une jeunesse galloise

Message  Jean-Michel II le Ven 17 Oct - 0:48

Charlemagne a écrit:Félicitations pour toute ton œuvre ! Very Happy

Thierry M.
Merci. Very Happy
Après les moines vindicatifs, il me reste les 3 types de prêtres à tester.
J'ai déjà la version Glyn-conseiller religieux. Le Glyn-illuminé est en cours de finition. Il me reste à trouver le Glyn-combattant...
scratch


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Re: Grande Mélée 2014: Une jeunesse galloise

Message  hobbyone le Ven 17 Oct - 0:50

Bravo. Tu fais vraiment vivre une partie de Saga... ce n'est plus un jeux.... c'est de l'histoire. ;-)
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Re: Grande Mélée 2014: Une jeunesse galloise

Message  Jean-Michel II le Ven 17 Oct - 8:18

hobbyone a écrit:Bravo. Tu fais vraiment vivre une partie de Saga... ce n'est plus un jeux.... c'est de l'histoire. ;-)
Comme je n'ai pas de club à proximité, je profite un maximum de mes parties SAGA...
Laughing
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